Chroniques
« Happy Days »
Voilà 2 frangins et un copain qui
savent s’entendre musicalement. Ils nous plongent à travers la guitare,
la basse, les machines et le micro dans une atmosphère digne de la 3ème
guerre mondiale. Le son est très sombre, oppressant et travaillé. De morceaux
en morceaux Loïc Lionel et Alex extirpent de leurs instruments des ondes de
plus en plus torturantes, violentes. Les paroles sont aussi dure et
malheureusement vraies « I’m so inhuman ». Ligne de basse
saturée, guitare et chiant chialants, du noise, de l’indus, du punk
(année 85), de l’émo, du core ….j’avoue ne pas être fan mais
ce CD vaut le détour de par son originalité et son atmosphère. A ne pas louper
si ils passent près de chez vous parce que des gars comme ça il n’y en a
pas 4 …. Et en plus il y a une vidjay. Anaïs – Vicking #81
P.U.T est une histoire de frangin,
jadis trois, aujourd’hui c’est à deux et un autre membre
qu’ils continuent leur aventure sur fonds de beat indus, dark hop ou
électro, de guitares à la saturation névrosée et de chant tantôt rappé, scandé
ou tantôt hurlé. L’ombre de Portobello Bones est présente. Ils sont
mignons comme ça, agréables et tout et tout mais ne leur laissé pas un ordi et
des grattes avec distos, ils risqueraient de vous envoyer à la figure une dose
de malaise et de traumatisme que seul un évènement tragique dans la vie peut
générer …. C’est clair que c’est n’est pas du laï
laï ! « happy days » qu’ils
disent ! Quoi qu’il en soit, au bout de six disques dont 3 albums,
je trouve qu’ils sont moins « strickly indus » et moisn
abrasifs et c’est tant mieux (le chanteur est amoureux). Les guitares, le
son, les refrains sont plus fouillées que par le passé ce qui rend l’ensemble
« moins de base ». Ils ont bien essayé de nous faire croire à une
phase hippie en faisant une version acoustique de P.U.T. J’ai vu des
babas devenir violents après l’écoute d’un de leur disque….
P.U.T reste sombre et doit rester sombre pour les « gothos »,
hypnotique pour les « teknoïds » et hurleur pour les
« coreux ». P.U.T c’est tout ça et un univers dans lequel il
faut se donner la peine de rentrer. Après vous…. Tef – Kérosène #6 (été 2005)
Groupe de hardcore apocalytique des
Yvelines avec textes engagés (les crimes de Bush Jr) mais dans une veine
optimiste. On passe « du début de la fin » à « la fin du début
de la fin » ! NEW WAVE #10 (juin 2005)
Chacun voit midi à sa porte, [P.U.T.] y voit des Happy Days, Sexypop des Strange Days.
Couleuvre métallique, rock et bruitiste, ce Happy Days
déconcerte aux premiers abords, pas vraiment classifiable, si ce n'est par un
argumentaire à rallonge à faire pâlir un commercial, ou à travers une soif de
découverte et d'expérimentation. La presse déchaînée elle-même ne sait où
donner de la tête et est à la limite de la perdre, Neurosis, Godflesh ou
Pitshifter sont des noms qui reviennent dans les bouches, mais où l'on pourrait
citer Unearthed,
NPFS, Sleeppers sans
faire tache dans le décor. Un accent de Sleeppers, avec
une foultitude d'influences diverses, [P.U.T.] fait tout sauf
du conformisme et de la pop commerciale. Ce Happy Days rugit,
ronfle, rumine, s'énerve, jouit même avec "Own destruction" et sa
basse dédaigneuse et arrogante, saturation de fuite, slide granuleux, la
progression orgasmique pulvérise les crescendos métalliques contemporains, à
rendre jaloux un Isis ou un Buried Inside,
le son se fait son propre écho comme un Ouroboros, à l'image de
l'intro "The beginning of the end" et de l'outro "The end of the
beginning of the end" sans queue ni tête d'ailleurs. "In my
corner", "Cut off the word" ou "Shade" délivre
également une certaine forme de quintessence de ce que peut-être les titres des
mythologiques [P.U.T.].
Déluge sonore bruyant ("Follow my wave"), hallucination électronique
("In My corner"), scaphandrier métallo-industriel ou même
introspection métaphysique ("New direction") que l'on retrouve chez
certains groupes screamo, l'hydre musicale incarné par ce Happy Days
donne dans plusieurs direction à la fois tout en restant entier et gardant sa
cohérence. L'expérience est éprouvante et enrichissante, et conclut sur
l'évidence que [P.U.T.]
est vraiment un truc de pute, et donc à écouter avec attention. Pooly - http://www.w-fenec.org
Dés les premières
notes on se plonge dans leur univers assez sombre et planant. Ce groupe ne peut
être classifié de métal mais plus d'indé rock torturé. La basse est
omniprésente, bien grasse avec une bonne dose de saturation. Pas mal
d'ambiances électro hypnotiques. Cet album vous entraîne dans un voyage, il
pourrait très bien servir à une bande originale de film un peu torturé comme
par exemple sur "Salton Sea" avec Val Kilmer.... Cet album n'a
pas de limite ni dans le temps ni dans la durée, il est assez inclassifiable,
les morceaux sont très longs à partir et montent petit à petit, d'autres
restent juste planants en dégageant des atmosphères très sombres. D'ailleurs le
titre de l'album est assez ironique "Happy Days" avec la
noirceur du contenu. La voix est en retrait sur l'ensemble des titres, elle
pourrait se rapprocher de Minitry en plus grave, une voix un peu assonante et
sans couleur mais qui trouve sa place sur ce type de musique. Leur musique peut
toucher aussi bien les amateurs de rock que de métal, screamo, électro, ils
arrivent à obtenir un subtil mélange, à la première écoute on pourrait croire
que l'album a été vite expédié mais au plus on l'écoute au plus on arrive à
comprendre leur musique, il faut plus d'une écoute pour adhérer totalement à
leur son et leurs envolées. Une compo se dégage des autres c'est "New
Direction ", d'une durée de plus de 9 minutes d'une véritable
violence, non pas par les notes mais par l'ambiance. Keish
www.french-metal.com
Dans les sous-sol d'une usine désaffectée,
j'ai croisé des machines et des humains que j'ai d'abord pris pour des robots
tellement ils semblaient hypnotisés par je ne sais quelle formule diabolique
noisy post industrielle...: [P.U.T.] je crois. Distillant des sons de
saturations guitaresques et des voix torturées sur des rythmes martelés, ils
évoluaient, un troisième album dans leur cargaison, vers des espaces encore peu
explorés. De leur démarche saccadée, jaillissaient des mélodies que le commun
des mortels aurait pu prendre pour des cris ou des appels à l'aide. En fait,
tout tourbillonnait dans un mélange sonore structuré à l'allure hostile mais
qui laissait espérer des jours heureux. Quelques minutes plus tard, je me
retrouvais au beau milieu d'une sombre forêt, telle une naufragée de retour sur
la terre ferme après expérience sonore incroyable. (Laëtitia)
http://www.wilrecords.com
Uppercut en dix rounds. KO debout, auditeur au tapis. Succession logique des choses. On commence pourtant avec des allures amènes et calmes. Puis l'atmosphère se fait vite oppressante. Une voix de femme apeurée : "Y'a quelqu'un ?", demande-t-elle dans ce premier titre qui donne le la, "Beginning of the end". Un désespoir terrifiant, des ambiances répétitives et des sons saturés qui correspondent bien au style indus qu'on attribuerait peut-être trop vite au groupe. D'ailleurs, on y repère du punk, de l'emo, du noise. Une lourdeur s'en dégage, elle prend aux tripes dans l'inquiétant "Following my wave". Ce troisième opus du quatuor des Yvelines fait donc dans la rugosité, avec des vocalises gutturales parfaitement mixées à de l'électro bien senti et ce qu'il faut d'expérimentation musicale pour produire une ivresse jouissive. A condition bien sûr de monter le volume pour faire accélérer ce rouleau compresseur musical ultra-radical. http://www.longueurdondes.com/articles/2118.htm
![]()
Le nouvel album du quatuor français [P.U.T], enregistré par Yann Pillas (ex-Abdomens et membre de Matahari et Rune) redéploie un son métallique, urbain et ouvert. Télescopage d’influences assumées, pour aboutir à ce terrifiant et sale Happy Days. Les voix, éructées, jaillissent telles un appel au secours, hurlent le désespoir et ne se résolvent pas à l’extinction (« Shade ») face à ces boucles rythmiques implacables, répétitives. Empruntant autant au métal industriel, au punk, à l’émo qu’au noise pour créer un climat oppressant (« Own destruction »), cette dissection de l’âme enregistrée en conditions « live » et en deux jours promeut le collage de saturations organiques et d’intempestifs samples cinématographiques. Happy Days renvoie alors l’image d’un groupe solidifié, professionnalisé, plus ample et urgent que jamais. Les accalmies passagères (« New direction ») laissent entrevoir une maturation du propos et au-delà de la relative longueur du disque, on se plaît à se demander quelle alternative [P.U.T] va pouvoir inventer suite à ce conséquent nouvel essai. Emmanuel Hennequin / D-SIDE #28 (mai-juin 2005
Troisième album pour ce trio des Yvelines. Toujours dans un registre sombre et déprimant, P.U.T. nous pondent 10 morceaux pour 73mn de musique oppressante et ou des esthétiques musicales diverses se mélangent… Le tout sonne Métal Noise Indus, mais des influences plus contrastées sont a signaler ici et la (Dub, Abstrakt, Electro…), rendant cet album riche et intéressant. Fans de Hint, Godflesh, Killing Joke, Scorn, Ministry and co. Faites de la place dans votre discographie !
Overcome records
Non, il ne s'agit pas d'une faute d'orthographe et encore moins d'un album de P.M.T. Il s'agit bien ici d'un groupe français. Ou plutôt d'un duo élargi. Après plusieurs changements de line-up, Lionel 'Lib' Beyet (basse, chant, programmation des rythmes) et Alex Vitrac (guitare) ont décidé de continuer dans cette formule, s'entourant parfois de quelques-uns de leurs potes. Une vidjay les accompagne aussi en live (mais ça, pour la chronique de l'album, on s'en fout). Après une intro cinématographique pas franchement indispensable, les sonorités malsaines entrent lentement en scène et, dès la deuxième piste, le cocktail guitare, basse, voix et samples offre la tournée générale de saturation. Entre sombre noise et electro à tendances industrielles, les morceaux de [P.U.T] se construisent sur la longueur et toujours low-tempo. Comme une lente évolution vers le chaos final… Le nom de l'album est donc bel et bien ironique et c'est mieux comme ça ! Le morceau 'New Direction', le plus planant et le plus 'neurosien', est particulièrement réussi. Si l'on ajoute encore au disque les interludes bruitistes, voire bruyants – quatorze minutes de larsens par exemple – on obtient un album des plus explosifs. Attention donc au feu d'artifice de [P.U.T]…
[Bandel] - http://www.transitmag.ch + numéro 31
Difficile
de ne pas évoquer le terme indus lorsqu’on parle de [P.U.T]. Pourtant, il
y a toujours eu quelque chose de plus, certainement l’héritage de groupes
comme Hint (impossible de ne pas y penser), Killing Joke, Godflesh ou autre
Scorn. Ce quelque chose en plus est pour moi le côté punk sans cesse
présent ; ce qui nous donnerait donc une musique sombre, lourde et
hargneuse. Ce nouvel album sent, à mon humble avis, plus l’abstrakt hip-hop
et les déflagrations groovy d’un Dalek ou d’un Techno Animal. Mais
avec toujours en filigrane ce lien les unissant a une scène d’antan où évoluèrent Portobello Bones, Sleeppers, Hint, Drive
Blind… Un bon disque, globalement « positif » dans son écrin de
noirceur. Arkom – http://echodanslaplaine.free.fr
Pour ceux qui ne connaissent pas encore [P.U.T], sachez qu'ils existent depuis déjà quelques temps. Certes le projet PUT des frères Loïc et Lionel n'a pas été en continu, en raison de break et autres, mais existe bel et bien toujours, en voici la preuve avec ce nouvel album " Happy Days ". Après le spectaculaire et un peu fou " Surgical ", les compères remettent le couvert avec 11 nouveaux titres et une intro (oui il y a une chanson cachée, tu sais compter..), et comme toujours au moins 70 minutes de musique. [P.U.T] joue dans un registre particulier, entre noise et indus, imaginez un Bahaus gavé de samples voir un Ministry dans ses phases planantes, et bien [P.U.T], c'est ça un mix d'ambiances électro-indus noires, parfois lourdes, parfois plus aériennes. Certes les guitares sont là pour nous rappeler le côté noise par des riffs répétitifs donnant une cadence redoutable au tempo. Les amateurs du style ne seront pas déçus " Happy Days " est profonds, sournois, un brin obscur, le parfais mélange entre mélancolie et folie, de quoi s'enivrer encore pour quelques années.
Kronik O.S. http://www.spiritribe.com (hammerock)
On
aurait tendance à trop vite classer [P.U.T] dans le classeur indus, mais ce
serait oublier les guitares plutôt noise ou les cris saturés qui transpercent
la froideur des machines. Ce serait aussi passer sous silence certaines
sonorités de la basse. Et bien nous ne faisons donc pas l'erreur et nous les
classons dans le dossier "inclassables à forte tendance
électronique"... Vous en aurez donc pour environ 1h et quart de musique
froide, d'ambiance négative et de ce sentiment de malaise qui s'en retire même
si à la longue le style peut lasser. Heureusement certains morceaux se doivent
d'être écouté à fond et nous rappellent que [P.U.T] produit avant tout une
musique destinée au live avec à n'en pas douter un show haut en décibel et en
image. Caym
/ /www.metalland.org
Troisième
album du groupe yvelinois, qui devrait être paru d’ici peu. J’ai eu
accès à quelques titres de « Happy days ». Un peu durs à commenter,
les skeuds du duo, voire même carrément compliqué. Mais les morceaux sont plus
calés que sur l’album « Bitterness, despair & cynicism », à
l’époque visiblement assez artisanal. Peu de surprises. Un emotional
noise qui prend au cœur ; une boite à sons, une guitare, une basse et
une voix trash… Des morceaux longs, assez répétitifs, mais pas forcément
dans le mauvais sens. Je m’explique : une base rythmique béton,
simple et d’une régularité sans faille. Une basse à peine plus
développée, la guitare suit…La musique se pose petit à petit, dans un
climat tantôt oppressant, tantôt enivrant. Elle évolue, suit son cours,
toujours en fusion avec un rythme fortement marqué, et quelques paroles
rugueuses. Il y a tout une facette expérimentale dans [P.U.T.] qui lui donne
son ampleur et porte celui qui se laisse absorber dans une litanie calme, et
pourtant lourde. Pour être plus concret, le combo garde ses habitudes, avec un
petit plus dans l’électro, en rupture avec les voyages acoustiques de
leur dernier maxi édité. On trouve un air industriel d’une ère
post-nucléaire rude, sans compromis. Une sorte de rouleau compresseur venu
d’un lointain inquiétant… Des quatre morceaux à ma disposition,
seul « Following my wave » est un tant soit peu conventionnel (toutes
proportions gardées, on parle bien de [P.U.T.]), et il faut parfois
s’accrocher pour comprendre, aimer le son et la méthode particulière du
groupe, franchement alternative, qui fait de tous ses morceaux des pièces
uniques, enregisrés souvent dans les conditions du live. J’attends
l’album entier. Une expérience comme celle-là doit se prolonger pour
délivrer sa quintessence. Une performance dérangeante qui prend aux tripes. A
écouter, et à voir les oreilles ouvertes. Tibo http://www.toc-78.fr.st/
MAIS AUSSI SUR LES ONDES :
* Emission du 29/05 – 5/06 – 12/06 et 19/06 de Die METAL sur Radio Coloriage
* 31ème au classement XXX Férarock du mois de mai 2005 sur radio Béton
* 10ème au classement XXX Férarock du mois de mai 2005 sur SOL FM
* diffusion sur le mois de mai sur radio FPP émission KONSTROY
* Classement XXX mois de juin sur Radio Béton
*5ème au classement XXX Férarock du mois d’août 2005 sur radio Béton
* 18ème au classement XXX Féralist du mois d’août 2005 sur radio Béton
* 43ème au classement XXX Férarock du mois de juillet 2005 sur radio l’EKO
* 15ème au classement XXX Férarock du mois d’août 2005 sur radio l’EKO
* 27ème au classement XXX du mois de septembre du réseau Ferarock
Chroniques « Acoustic
session »
Projet acoustique (c’est la mode ?) pour nos amis des
Yvelines qui pratiquent d’habitude un Métal hybride de noise, dub, punk,
jungle, indus, hip hop, emo, dark... Quatre titres très bien ficelés qui nous
rappellent un peu Nick Cave, on trouve quelques plans bien planants et un chant
qui colle bien aux compos… Bonne expérience que nous recommandons aux
personnes ouvertes d’esprit.
Overcome Records
20 minutes
d’émo folk hypnotique où la guitare acoustique tient une place plutôt
inhabituel dans un tel contexte. [P.U.T] la plupart du temps c’est un duo
noise / indus, avec 2 frères activistes travaillant sur tous les fronts.
L’un ayant pris du recul, c’est un membre de Genklemen qui lui
succède ici pour un résultat joliment épuré et largement convainquant.
Parenthèse apaisée avant le retour annoncé à l’électricité pour leur
prochain album. Allez y voir.
Alain feydri –
Abus Dangereux #88 (été 2004)
4 titres enregistrés avec une guitare folk, une batterie et une basse électro acoustique. A l’origine duo guitare/machines le groupe s’est enrichi au gré des rencontres. Remix, concerts avec Vidjay, concerts acoustiques… Lionel Beyet (Lib pour ceux qui connaissent ses dessins) a monté Pogo Rds en 1993 en évoluant dans le milieu punk et rock alternatif de la banlieue parisienne. P.U.T se forme en 1998 en brassant noise, dub, punk, indus, jungle, dark … l’ambiance de ce disque est plutôt sombre et mélancolique comparée à l’énergie bruitiste de ces enregistrements électriques mais l’atmosphère pesante et dépouillée est bien présente.
Olive – Kérosène #4 (automne 2004)
« 4 titres enregistrés entre juillet et
novembre 2003 par les musiciens, emballés dans un maxi CD-R, pochette couleur
[…] un disque surprise de la part de [P.U.T] qu’on a connu plus
indus. 4 titres au son énorme délivrant une facette inédite et désappointant du
groupe tout en restant dans l’esprit (sombre). Guitares et basses acoustiques,
voix de circonstance pour un voyage inédit dans l’intimité de [P.U.T] »
Le CRY (Centre de ressources yvelinois)
Je dois avouer que ça fait un petit moment que j'ai reçu ce disque, qu'en plus
je l'écoute assez souvent et forcément que je trouve intéressant ce groupe.
Plus précisément j'aime cette session acoustique ; je connaissais le groupe par
leur première sortie et n'en étais pas emballé. Je suis certain que ce qu'ils
ont fait par la suite me botterait. Ca tombe vraiment bien que je parle de
bottes parce qu'il y a, à mon avis, quelque chose de cow-boy dans cette
musique. [PUT] officie habituellement dans un registre plus ou moins indus, si
mes souvenirs sont bons, plus proche de Young Gods que de Ministry. Mais je
n'ai malheureusement pas le disque sous la main et je ne suis pas certain de ce
que j'avance ! Quoiqu'il en soit, [PUT] tente et
réussit largement le passage à l'unplugged. Des bottes de cow-boy vous
disais-je donc... Oui car ces quatre titres (dommage que je n'en ai pas plus)
nous plonge dans un univers folk comme je les aime. Des ballades sombres et
épurées d'où naît une violence contenue dans un écrin de douceur et d'amertume.
Une sobriété de loup solitaire dans un désert urbain. Le seul petit hic est, à
mon humble avis, l'accent parfois trop français d'un chant en anglais. Le reste
me botte vraiment, comme les vieilles santiags ensablées d'un ami lointain... (Marko)
http://echodanslaplaine.free.fr
Chroniques « Surgical [e.p]
»
"Il semblerait
malheureusement que le public goth français, en restant sur sa branche
dark-wave et electro techno cheap « remarketisée » soit passé à côté
de l’arbre émo, hard et punkcore puisant ses racines autant chez Killing Joke, Basement 5 et consorts que dans
la galimatias This Heat/Sonic Youth /Harry Partch/Glenn Branca et
j’en passe. Et si [P.U.T] sera qualifié sans doute trop vite à tort
d’indus, c’est qu’on a oublié un peu vite, ici, Métal Urbain,
là Laid Thénardier des débuts. Ne voyez pas une tentative de mise en boîte de
nos Godflesh français, bien plus sautillant, pétillants et punky que ces
derniers d'ailleurs ... Groupe de scène essentiellement, le passage du disque
du duo laisse songeur car la moitié des titres peinent à exploser leurs
harmoniques correctement sur une platine de part leur masse sonore (mais où est
le 14ème cran de volume sur mon ampli ?). Reprenant le flambeau
d'une scène où l'avait laissée Portobello ou Hint entre autres, le rock dub
hypnotique sur base techno voir jungle brutale des 2 frères Beyet (pas très
loin de Sidilarsen et Sleeppers) s’agrément aussi d’ambiant et de
noise sur ce lp de 5 titres et 6 remixes"
Elegy #25
" [P.U.T] revient avec un e.p.
aussi riche que leur précédent album. Un EP de quelques chansons et autant de
remixes, 70 min tout de même. Les influences des 2 frangins se mêlent pour un
créé un maelström de sonorités d’une puissance évocatrice digne des
grands noms. Les mix qui tapissent plus de la moitié de ce disque sont autant
d’interprétations personnelles de ce maëlstrom et prouvent que [P.U.T]
suit la même voie royale que Hint, celle qui ne conduit nulle part sauf là où
votre imagination vous guide. [P.U.T] continue de surprendre, sorte de GODFLESH
français, influencé par HINT, naviguant en eaux troubles et privilégiant les
ambiances torturées, ce groupe s'impose comme une référence."
Agitato
Bien barré le disque ! Et quand le duo annonce qu’il pratique une noise-dub-punk-jungle-indus-hip-hop-émo-dark, je pense que çà illustre plutôt bien le paysage musical de ce projet. 5 titres et 6 remixes pour une approche brutale et répétitive rappelant alors aux bons vieux KILLING JOKE, mêlés à KILL THE THRILL et autres PORTOBELLO BONES et SLEEPERS... Un titre comme « Surgical Cut » nous entraîne même sur les terrains bouleversés par TREPONEM PAL, c’est tout dire ... Le matin, çà détruit, le soir çà rallume la cafetière.. www.twicezine.net
"Le groupe des Yvelines, emmené par les activistes du
label POGO, nous délivre son deuxième album toujours plus sur le fil du rasoir.
C'est incroyable ce qu'ils peuvent faire comme boucan juste avec une guitare,
une basse et une boite à rythmes !!! Le son est énorme (bien meilleur que sur
le premier), les morceaux sont plus concis, plus directs, les programmations
sont plus fouillées, même le chant de Lionel semble avoir progressé. Du coup,
c'est toute leur musique qui s'en trouve chamboulée, en effet, l'ensemble a
plus de chaleur et gagne nettement en puissance. Un bel exemple de progression
pour le difficile passage au deuxième album. Au niveau du style, le duo dégage
plus de personnalité. Toutefois, on ne s'éloigne pas énormément de leurs
influences principales, à savoir Unsane et Neurosis qui aurait couché (sous
acide...) avec Sonic Youth et Killing Joke pour accoucher d'un petit bébé nommé
Sleeppers. Le tout remixé par Aphex Twin... D'ailleurs, puisqu'on parle de
remixes, signalons que la moitié de l'album est retravaillée par des gens tels
que Rune Ne555, Zenopede, Larvae, etc...Un travail qui me laisse plus froid,
mais j'approuve quand même parce qu'au moins on en a pour son argent ! À noter
également la création d'un nouveau label : Djeuze Grou, qui sort ici son
premier disque en partenariat avec POGO »
[Greg]>> Voir aussi : Killing
Joke, Unsane, Sleeppers, Aphex Twin / www.positiverage.com
"2ème production de
ce duo basse / guitare / machine / voix, ce « surgical EP » présente
5 nouveaux titres toujours dans une veine noise-indus déjanté. Rythmiques
répétitives et implacables empruntés à la jungle, guitares noise tout en
dérapage et criante de douleurs sont là pour vous emmener dans une transe du
système nerveux qui pourrait bien vous mener droit à la syncope. [P.U.T] semble
être un vecteur parfait pour chasser les démons enfouis dans les tréfonds du
cerveau des 2 frangins, une véritable catharsis, un exutoire chargé
de haine et de frustration. LA démarche comme la musique rappelle fortement
Godflesh et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre … Pour
couronner le tout, et c’est devenu une habitude chez POGO Rec., les potes
sont venus donner leur propre vision de la musique de [p.U.T] avec une série de
remixs tueurs, qui est bien loin de désservir les compos des 2 protagonistes,
la rendant encore plus tribale et prompte à vous faire entrer dans la transe.
La relève de GODFLESH est désormais assurée ! Excellent en tout point !"
I turned into a Martian"
"Le duo sonique est de retour
avec son savant mélange d'électro, de guitare et de basse [...] Ambiances
sombres et travaillées. L'originalité et l'élégance résument bien ce
disque"
Overcome
« Et dire qu’ils ne sont que 2 à faire tout ce raffût … C’est déjà annoncer la qualité de ce EP pour qui ici le mot raffut n’a pas ici une consonance négative, mais au contraire un savoir faire assez incroyable quand il s’agit de sortir des morceaux violents, bruyant et ô combien aboutis en tout point. Les 2 frangins Beyet sortent ce qu’on peut presque qualifier de disque parfait de part le chant toujours sur le fil du rasoir entre rupture et émotion, une guitare où la précision et la férocité des riffs plus acérés que ne le seront jamais les dents de grands squales blancs n’a d’égale que la puissance qui s’en dégage, des amplis basses toujours à la limite de l’implosion devant tant d’acharnement, le tout poussé à l’extrême par une boite à rythme où la folie se noie dans un désespoir et une noirceur palpable et dont cependant il sort une énergie incroyable. On a beau repenser aux Potobello, Hint ou Unsane, rien n’y fait, ce groupe est à part. Au final, on ressort différent de l’écoute de ce disque, un peu à la manière dont on se sent après s’être pris une branlée dans une bagarre de bar. A signaler aussi qu’on y retrouve des gens de Lab°, Rune et une bonne grosse poignée d’autres pour des remixes de P.U.T. Sur un point de vue purement musical, il n’y a rien à redire sur ce disque. Une réussite totale. Mon seul regret s’il devait y en avoir un est de le voir sortir en auto-prod chez POGO, que gère les 2 frangins Beyet – et loin de moi l’idée de vouloir critiquer un tel fonctionnement – mais sans doute qu’avec un disque d’une telle qualité, il ne serait pas forcément désavantageux de le voir sortir sur une plus grosse boite avec tout ce qu’il y a de promotion et de distribution en adéquation avec cette tuerie. » TOF - Vicking
"Pas besoin d’être 5
pour faire un groupe, à 2 ça marche aussi et la preuve en est [P.U.T]. Ce
groupe nous offre un son métal indus sans compromis. CA tourne dans la tête,
c’est incisif et ça fait bobo. Une basse, une guitare, des machines et un
chant pour nous torturer l’esprit. [P.U.T] nous font voyager dans une
usine d’où les cries de l’acier nous arrache les trips. Le son est
à la fois noise, indus, métal et hypnotique. Les voix saturées ajoute encore au
malaise qui se dégage de cette musique […] car [P.U.T] nous donne ici 70
minutes en 12 titres pour retourner à l’intérieur de soi et vomir tout ce
qui peut nous contrarier"
www.chez.com/hammerock
« La boîte a rythme bien calée.
Basse, guitares parées. P.U.T dévale les pentes du Mont Indus Noise à grandes
enjambées pour rejoindre des influences qui doivent être parfois un peu lourde
à porter. Killing Joke, Godflesh, Sleeppers sont au menu. Mais une seule
référence devrait suffire à mettre tout le monde d’accord ; Kill the
thrill. Les Marseillais, auteurs d’un fabuleux 3ème album en
2001, passé complètement inaperçu, sont à mon humble avis le groupe le plus
proche de Put. Surtout pour les croisements qu’on peut essayer de faire
avec le « Dig » de la troupe phocéenne. Même attaque frontale. Jeu minimaliste
et poignant… PUT a le futur entre ses mains.»
STNT
Chroniques « Bitterness,
Despair and cynicism »
« On a perdu Hint, on a du mal
avec Löbe, que nous reste-t-il ? [P.U.T] qui malgré son nom n’est
pas un énième combo rock alternatif de base.[…]
cette formation hybride marie les sons crades de guitares encrassées et une
rythmique électro-répétitive et hypnotique, dans un univers forcément sombre et
hagard […] triturer des sons et samples sans tomber dans le tout
technologique, favoriser l’émergence d’émotions, aussi diffuses
soient-elles, dans ce chaos non violent qui caractérise la musique de [P.U.T].
Une sorte de Mad Max Bio ? »
Abus dangereux #36 (avril 2001)
« L’une des ficelles du
métier de chroniqueur est de toujours comparer un nouveau groupe à un autre
déjà installé afin de donner une idée comparative de sa production. Mais pour
[P.U.T], franchement, je ne
trouve pas ! Je pourrais vous dire : du Killing Joke sous acide, du
Neurosis remixé par Autechre, du Faust rejoué par Godflesh … Ce serait à
la foistout cela et en même temps rien de tout ça ! [P.U.T] créé son
propre style entre émocore, indus, krautrock, techno expérimentale … 1ère
émergence de ce début d’année, [P.U.T] redore le blason d’une scène
indus française cérébrale et engagée. A découvrir d’urgence » Follower #16
« LA scène HxC, émocore
particulièrement vivace en France ne cesse de révéler de nouveau talents
musicaux. [P.U.T] dresse un pont musical sur les 30 dernières années et fait se
rencontrer le HxC industriel des 80’s et Krautrock psychédélique des
70’s. Terriblement excitant. [P.U.T] est un duo formé des 2 frères Lionel
et Loïc Beyet, originaire des Yvelines. Créé il y a 2 ans, le projet [P.U.T]
est resté longtemps scénique, prétexte à jams et improvisations diverses. Ce
n’est qu’à l afin de l’année dernière que [P.U.T] sort son 1er
album « Bitterness, despair and cynicism ». Ce 1er opus
s’inscrit entre Neurosis et le groupe allemand Faust. Alternant chansons
enragées (« Mistake », « I can’t die ») et longues
improvisations bruitistes (« Ty Bee », « 16700 »), [P.U.T]
accouche d’un étonnant chef d’œuvre de musique expérimentale
d’une qualité rarement atteinte dans l’hexagone. » Article dans
Follower #16
« Même si le nom de ce groupe
ne vous dit rien, il n’en est peut-être pas de même pour les personnes
qui le composent, les actifs frères à l’origine du label et fanzine Pogo.
Après avoir mis leur grain de sel dans la scène indé française au travers de
productions et autres organisations de concerts, Lionel (Basse et Chant) et
Loïc (guitare et machines) ont décidé de passer de
l’autre côté avec leur propre groupe. Derrière une pochette des plus
étrange, le 1er album (après quelques inédits sur des compils et une
démo) de [P.U.T], nous renvoie à une scène noise française de plus en plus
restrainte composée de Portobello Bones et Sleeppers (« Mistake » qui
ouvre l’album) en tête. Toutefois, leur style est très difficile à
classer, d’abord parce qu’il n’y a pas de batteur, et
l’apporta boite à rythmes intrigue avec ses plans répétitifs et
hypnotique jungle-dub-hip-hop-drum’n bass ; les atmosphères sont
tendus, sombres (« Ty bee » et ses 11 minutes Scorniennes malsaines)
et ce ne sont pas les samples qui vont rendrent les choses plus gaies
(« 16700 » et sa boucle à rendre taré). La guitare (Loïc arrive même
à scratcher avec !) hurle et vomit toute sa rage dans vos malheureuses
petites oreilles (voir l’excellente série des 3 « H.P.L. », les
morceaux les plus aboutis à mon goût), la basse ramone et le chant toujours en
retrait est saturé. Enregistré par Yann Pillas (Abdomens / Rune), les 9 titres
bénéficient d’un très bon son qui valorise le tout. Les influences
principales du groupe (autre que celles sus-cités) se trouvent chez Neurosis,
Unsane ou encore Sonic Youth, mais certains morceaux m’ont évoqué
également Killing Joke, pour le côté noir et tribal. Le dernier morceau
enregistré live nous dévoile bien ce que peut donner le groupe sur scène
(putain ce larsen, prévoyez vos boules Quies !!). Bref ce 1er
album est une très bonne carte de visiste, on regretta juste quelques passages
un peu longuets et des petits manques de prises de risque, mais c’est en
faisant des erreurs qu’on murit… ». Greg –
Positive rage
« La famille Beyet fait partie de ces activistes de la scène
indé qui force l’admiration de tous, ils sont partout où la musique
apparaît pour peu qu’elle soit de qualité et le fruit d’un travail
très torturé. Cette fois, ils ont décidé carrement de monter leur propre groupe
(enfin c’était plutôt il y a 3 ans), le bien nommé [P.U.T]. Côtés compos,
c’est assez particulier, ça sent le concept et la réflexion à plein nez,
les rythmes sont hypnotiques, les guitaristes tranchent des ambiances noires et
angoissantes, le chant saturé se coulant dans la masse. On a
pas affaire ici à une musique vraiment rassurante et encourageante, très
urbaine elle reflète le bruit assourdissant de l’industrie métallurgique.
64 minutes réfléchis » NBQ
- CAFZIC